Comment accoucher sans péridurale ni épisiotomie ?


Auteur : Loris Vitry (thérapeute holistique)
Supervision : Cathy Maillot (ostéopathe)

Avertissement : Consultez obligatoirement votre médecin pour votre santé.


De nombreuses études et recherches médicales rapportent que l’accouchement fait partie des douleurs les plus difficiles à supporter.

Les femmes sont donc confrontées pour la plupart à d’énormes souffrances une fois sur la table d’accouchement.

Comment accoucher sans péridurale ni épisiotomie ?

Dans le but d’atténuer ou de soulager ces douleurs, les professionnels de la santé font recours à des techniques d’anesthésie et plus particulièrement à la péridurale.

Toujours au cours de l’accouchement, il arrive que des complications surviennent, amenant ainsi les sages-femmes à pratiquer certains actes médicaux afin de sauver aussi bien la mère que l’enfant.

C’est le cas par exemple de l’épisiotomie.

Cependant, il existe des méthodes et solutions qui permettent aux parturientes d’accoucher sans avoir recours à la péridurale, encore moins à l’épisiotomie.

Qu’est-ce que c’est que la péridurale et l’épisiotomie ?

On définit la péridurale comme étant une technique d’anesthésie locorégionale destinée à calmer les douleurs ressenties par la parturiente lors de l’accouchement.

Elle permet par conséquent de faciliter l’accouchement.

La péridurale ne comporte pas de risques majeurs pour la mère et l’enfant.

Néanmoins, elle entraîne la diminution de la capacité de celle-ci à pousser, ce qui conduit inéluctablement à l’utilisation des forceps ou de la ventouse pour faciliter le travail.

En ce qui concerne l’épisiotomie, il s’agit d’une légère incision chirurgicale pratiquée par la sage-femme ou le médecin accoucheur afin de permettre l’ouverture du périnée et faciliter par conséquent le passage de l’enfant au moment de l’accouchement.

Le but de l’épisiotomie est de limiter les risques de déchirure du périnée qui pourrait entraîner des complications après la naissance du nouveau-né.

Cette opération chirurgicale intervient dans des cas très précis, notamment lorsque le périnée de la mère est trop court ou lorsque la tête de l’enfant est trop grosse.

Il convient de préciser que l’épisiotomie n’est pas sans conséquence.

En effet, elle peut occasionner des pertes sanguines, une incontinence urinaire ou fécale sur le long terme.

Elle se cicatrise également très difficilement.

Pourquoi accoucher sans péridurale ?

Il y a de nombreuses raisons qui amènent certaines femmes à opter pour l’accouchement sans péridurale.

En effet, l’accouchement est un moment unique et particulier qui ne ressemble à aucun autre.

Même lorsque vous accouchez à plusieurs reprises, chaque accouchement possède une particularité.

Pour cela, certaines femmes préfèrent ne pas être partiellement inconscientes (sous anesthésie) pendant ce précieux moment.

Elles préfèrent être libres de leurs mouvements, être à même de ressentir la douleur, de sentir les contractions et la sortie du bébé.

Pour d’autres femmes, il s’agit d’une volonté d’accoucher le plus naturellement possible sans avoir recours à des techniques et interventions supplémentaires.

Elles préfèrent généralement éviter tout type d’injections dans leur organisme.

Il y a aussi le cas des femmes qui choisissent d’accoucher en maison de naissance ou à domicile.

La grande majorité de ces femmes préfèrent l’accouchement sans péridurale.

En dehors de toutes ces raisons qui sont subjectives, il existe des motifs d’ordre médical obligeant une catégorie de parturientes à accoucher sans péridurale.

Une allergie aux produits anesthésiants, les troubles de coagulation ou certaines pathologies lombaires constituent des contre-indications à la pratique de la péridurale.

Un surpoids excessif peut également amener l’anesthésiste à écarter la possibilité d’une péridurale.

Des techniques et conseils pour accoucher sans péridurale et épisiotomie

Voici un ensemble de techniques et de conseils aussi utiles les uns que les autres pour accoucher sans péridurale et épisiotomie.

La gestion de la respiration

La première technique (et la plus simple) pour arriver à se contrôler et à gérer la douleur est de contrôler sa respiration.

Quand vous arrivez à respirer de la manière qu’il faut, vous pourrez relâcher votre corps et par la même occasion faire face à la douleur.

Si vous vous crispez face aux douleurs, elles ne feront que s’amplifier.

Si vous envisagez d’accoucher sans péridurale, vous devez à tout prix vous exercer à respirer et à vous détendre.

Ces divers entraînements doivent se faire des semaines, voire des mois avant le jour de l’accouchement.

Il est donc capital d’assister aux cours donnés par les sages-femmes aux futures mères afin d’apprendre à mieux gérer leur respiration.

Par ailleurs, il existe des techniques de relaxation auxquelles vous pouvez vous initier pour apprendre à lâcher prise, une aptitude qui vous sera utile lors de l’accouchement sans douleur.

Il s’agit entre autres de la méditation, du yoga ou encore de la sophrologie.

La stimulation nerveuse transcutanée

Le TENS, qui est un petit appareil médical est relié à votre dos par le biais de 4 électrodes.

Il se charge de transmettre un léger courant électrique sans douleur, ce qui aura pour conséquence le blocage des messages de douleurs émis en direction du cerveau.

Il favorise également la production d’endorphine qui n’est rien d’autre qu’un analgésique naturel.

À travers le clavier de l’appareil, la parturiente peut contrôler l’intensité du courant elle-même.

Des massages

Toujours dans l’optique de décontracter le corps et plus particulièrement les muscles tendus, des massages à mains nues ou à l’aide d’huiles essentielles peuvent être effectués sur la future mère.

Un massage du sacrum, des reins et du bassin va contribuer au soulagement des douleurs lombaires.

En principe, il revient à la sage-femme de réaliser ces différents massages.

Mais le futur papa peut aussi s’en occuper.

Plusieurs techniques sont susceptibles d’aider la femme à accoucher sans subir de péridurale.

On peut citer entre autres : le bain chaud, l’acupuncture, l’inhalation de protoxyde d’azote ou encore une meilleure position physiologique.

Vous pouvez par exemple vous allonger sur le côté pour l’expulsion du bébé si cette position vous est plus convenable.

Pour ce qui est de l’épisiotomie, sa pratique n’est pas systématique.

Elle intervient dans certaines circonstances définies.

Bien qu’il n’existe pas véritablement de moyens de prévenir l’importance d’une épisiotomie, il est bien possible de mieux s’y préparer.

Il vous suffit de pratiquer des exercices qui vous permettront de tonifier votre périnée.

Certains accessoires vous aident à réduire vos chances de subir cette intervention chirurgicale.

C’est le cas par exemple de l’EPI-NO, un accessoire d’exercice pour muscler le plancher pelvien.

En résumé, vous n’avez pas à vous alarmer une fois que le jour de l’accouchement approche.

Avec ces différentes astuces, vous êtes moins vulnérable aux douleurs, vous serez en mesure de les contrôler.


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Catégorie : Grossesse