Comment Alzheimer agit sur le cerveau et tue ?


Auteur : Loris Vitry (thérapeute holistique)
Supervision : Cathy Maillot (ostéopathe)

Avertissement : Consultez obligatoirement votre médecin pour votre santé.


Parmi les nombreuses pathologies qui s’attaquent aux personnes du troisième âge, on compte l’Alzheimer.

Il s’agit d’un mal qui détruit les fonctions neuronales et conduit dans une certaine mesure à la mort puisque de toute façon, elle est irréversible, pour le moment.

Comment Alzheimer agit sur le cerveau et tue ?

Cet article vous explique en détail les effets de l’Alzheimer sur le cerveau et comment cela conduit à la mort.

Les effets d’Alzheimer sur le cerveau

L’Alzheimer est une maladie qui se déclare en général chez des personnes d’environ 65 ans minimum.

Elle affecte les neurones et les détruit progressivement.

C’est pourquoi on dit que c’est une maladie neurodégénérative.

Plus précisément, l’Alzheimer détruit le tissu nerveux du cerveau par le biais de lésions donnant naissance à la prolifération de protéines dont la source précise reste inconnue.

Une chose est certaine, dès que le tissu cérébral commence à être attaqué, de nombreuses fonctions mentales sont affectées.

La mémoire est la principale fonction qui est altérée par Alzheimer et c’est d’ailleurs par une amnésie récurrente et à court terme que le diagnostic de la maladie peut se faire.

En effet, c’est l’hippocampe (partie du cerveau où sont gérés tous les processus de mémorisation) qui est d’abord attaqué au niveau du cerveau.

Le patient présente par conséquent des cas de perte de mémoire qui se font plus intenses et plus fréquents au fil du temps.

D’autres signes peuvent permettre de révéler la maladie qui dans son processus de destruction des neurones altère les capacités mentales du patient de façon progressive.

Elle suit pour cela, les connexions neuronales du cerveau pour atteindre d’autres parties de celui-ci.

De nombreuses connexions entre les structures cérébrales sont ainsi atteintes.

Il s’agit par exemple du système limbique qui contient d’ailleurs l’hippocampe et qui est impliqué dans la gestion des émotions, du sommeil, de l’appétit ainsi que la liaison entre les comportements et les souvenirs.

À ce stade, le mal est bien avancé et toutes les fonctions énumérées sont déjà affectées.

Le patient sombre de plus en plus dans la dépendance et a de plus en plus besoin d’assistance.

Dans son évolution, l’Alzheimer finit par atteindre la partie externe du cerveau qu’on appelle le cortex.

Celui-ci est également structuré en différentes parties intervenant dans des fonctions précises du cerveau qui sont des fonctions cognitives.

Le cortex frontal est impliqué dans les fonctions d’exécution, à savoir le raisonnement, la planification, l’organisation et l’adaptation aux situations.

Le cortex pariétal permet l’appréhension de l’espace et le contrôle des gestes.

Enfin, le cortex temporal contrôle le langage et la mémoire.

Au fur et à mesure que la maladie progresse, elle affecte donc doucement chacune de ces fonctions jusqu’à les détruire entièrement.

Comment intervient la mort par Alzheimer ?

Rien qu’en considérant l’étendue des dégâts de l’Alzheimer sur le cerveau, on peut imaginer à quel point la maladie handicape le patient.

La mort principale à laquelle conduit Alzheimer est neuronale.

Ainsi, elle détruit la mémoire du patient, détruit ses capacités cognitives et le rend inapte à l’autonomie.

Ainsi, des problèmes de langage apparaissent.

On parle d’aphasie.

Elle commence par une réduction du vocabulaire pour conduire à des difficultés croissantes d’expression d’idées.

La motricité est également affectée.

En fonction du stade de la maladie, elle peut grandement être réduite au point même d’obliger le patient à rester alité en permanence.

L’Alzheimer ne conduit donc pas de façon directe le patient à la mort.

Néanmoins, les troubles qu’il cause peuvent emmener le patient à succomber petit à petit.

Plus les manifestations d’Alzheimer se multiplieront, plus le patient développera des complications qui peuvent aller des plus simples aux plus graves.

Il se peut donc que le décès survienne suite à ces complications.

Par ailleurs, il faut garder présent à l’esprit que l’Alzheimer ne se déclare en général que chez des patients âgés.

Plus l’âge de ceux-ci est avancé, plus la maladie est susceptible de se développer au point de les rendre inaptes à faire quoi que ce soit tout seul.

À cet âge d’ailleurs, les patients souffrent en parallèle de nombreuses autres pathologies aux effets dévastateurs.

Ainsi, déjà grandement fragilisés, ils sont plus enclins à succomber de cette maladie dégénérative.

Si un patient malade d’Alzheimer ne dispose pas de l’assistance nécessaire, il peut négliger de nombreuses choses dans son quotidien qui peuvent le conduire facilement à la mort.

Il peut par exemple oublier de fermer le gaz après avoir fait la cuisine ou encore se retrouver à mélanger des médicaments qu’il est censé prendre séparément.

De petites situations comme celles-là peuvent facilement causer son décès.

De plus, nombreux sont les patients souffrant d’Alzheimer qui finissent par décéder peu de temps après que la maladie a été déclarée.

Si en apparence, cette maladie est en cause dans ces décès, c’est davantage une de ses conséquences qu’il faut fustiger.

Il s’agit de la pneumonie.

Près de la moitié des patients souffrant d’Alzheimer présentent des troubles de dysphagie, ce qui signifie qu’ils ont du mal à avaler.

De ce fait, ils limitent leur consommation d’aliments et finissent par souffrir de malnutrition ou de déshydratation.

Ceux qui se forcent quand même à se nourrir encourent le risque de voir les aliments et boissons consommés passer dans les voies respiratoires.

Lorsque cela devient répétitif, les poumons se fragilisent et une infection a de grandes chances de se déclarer.

C’est dans cette situation que naît souvent la pneumonie qui est l’une des principales sources de décès des malades d’Alzheimer.

Que faire face à l’Alzheimer ?

À partir d’un certain âge, il faut faire très attention à tous les signes que l’on présente.

Si vous commencez à avoir des trous de mémoire répétitifs, il vaudrait mieux vous faire examiner par un médecin pour être certain de ne pas porter la maladie.

Même si jusqu’à aujourd’hui, il n’existe aucun moyen de la guérir, une prise en charge clinique rapide peut en limiter l’évolution.

Le patient peut donc bénéficier d’une qualité de vie normale ou acceptable le plus longtemps possible.

En définitive, on retient que l’Alzheimer est une maladie dégénérative qui attaque principalement les neurones du patient.

Le mal ne cause pas directement la mort, mais peut l’entraîner par le biais de ses manifestations ou conséquences.

Il est donc important de consulter un médecin dès les premiers symptômes de la maladie pour une prise en charge précoce qui en limitera l’évolution.

En effet, la science n’est pour le moment pas capable d’en inverser le processus, mais il est tout de même possible de le ralentir afin d’offrir une bonne qualité de vie au patient.


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Catégorie : Santé