Appendicite : comment soigner et calmer la douleur ?


Auteur : Loris Vitry (thérapeute holistique)
Supervision : Cathy Maillot (ostéopathe)

Avertissement : Consultez obligatoirement votre médecin pour votre santé.


Premier motif d’intervention en chirurgie digestive, l’appendicite aiguë touche près d’une personne sur dix au cours de sa vie.

Bien que bénigne, cette inflammation souvent caractérisée par une vive douleur abdominale peut s’avérer dangereuse sans prise en charge adaptée.

Appendicite

Nous vous présentons ici les différents traitements possibles pour calmer et soigner l’appendicite.

Appendicectomie, le premier traitement proposé

Petite poche du côlon à la fonction encore méconnue, l’appendice peut chez certaines personnes gonfler et entrer en inflammation.

Sans une prise en charge adaptée, celle-ci peut même à terme se rompre et provoquer de graves infections.

Souvent caractérisés par une vive douleur se déplaçant vers la droite du nombril, les symptômes de l’appendicite sont variés.

Vomissements, perte d’appétit et fièvre accompagnent très fréquemment les douleurs abdominales persistantes.
En termes de soins, l’appendicectomie constitue jusqu’à aujourd’hui le traitement de référence des appendicites aiguës.

Si on estime que 9 % de la population la développe au cours de leur vie, cette maladie peut se compliquer dans 20 % des cas.

Pour éviter tout risque et malgré les dissonances récentes, les médecins continuent de prôner l’intervention systématique en urgence de toute appendicite.

Pour se justifier, ils convoquent la notion de risque évolutif entre les formes simples et compliquées.

Ainsi, une fois le diagnostic posé, le patient est presque automatiquement hospitalisé en vue d’une intervention.

Déroulement de l’opération

Largement pratiquée à travers le monde, l’appendicectomie reste une opération simple et bénigne.

Elle consiste à pratiquer une ablation de l’appendice infecté.

Dans les cas les plus simples, les chirurgiens peuvent opérer par ouverture au point de McBurney (ou laparotomie) ou par laparoscopie.

Si la laparotomie était jusqu’ici privilégiée, aujourd’hui, les médecins s’orientent plus vers la laparoscopie ou cœlioscopie.

Cette technique de plus en plus appréciée permet d’éviter l’ouverture de la paroi abdominale.

Après injection de gaz carbonique, le chirurgien introduit une microcaméra et procède à l’ablation de l’appendice via un écran.
Réalisée sous anesthésie générale le jour même (ou le lendemain) de l’hospitalisation, l’appendicectomie dure 15 minutes.

Par ailleurs, elle nécessite que le patient soit à jeun.

Notons qu’elle est précédée d’une antibioprophylaxie très efficace pour réduire les complications postopératoires de type abcès (pariétal et intra-abdominal).

Convalescence postopératoire

Simple, rapide et rarement source de complications, l’appendicectomie constitue pour les chirurgiens une opération de routine.

Aussi, la période de convalescence est généralement très courte.

Cela s’explique par le fait que certains médecins orientent désormais leurs patients vers la chirurgie opératoire pour une sortie de jour même de l’intervention.
Généralement, 2 ou 3 semaines de repos suffisent pour se remettre sur pied.

Cependant, en cas de vomissements, de fièvre ou d’anomalie quelconque, il est impératif de contacter son médecin au plus vite.

Le traitement antibiotique

Si l’opération chirurgicale constitue toujours le traitement de référence, la prise en charge de l’appendicite est en pleine mutation.

En effet, il est à noter que parfois, le traitement antibiotique délivré en préopératoire suffit à soigner l’inflammation.

Cette heureuse guérison ne concerne que les cas les plus simples et permet d’annuler l’opération programmée.

Toutefois, elle a permis de réduire sensiblement le nombre d’appendicectomies.

Ce dernier est passé de 270 000 en 1986 à 83 400 en 2012.
Parallèlement, de nombreux établissements proposent aux patients atteints de péritonites localisées avec abcès de rentrer chez eux.

Ces derniers voient alors leur opération repoussée de huit à dix semaines.

Soulignons que s’il gagne à être mieux évalué sur la durée, ce protocole reste pour le moment expérimental.

Une récente étude finlandaise prometteuse

Aujourd’hui, de nombreuses recherches visent à étudier les bienfaits d’une éventuelle prise en charge de l’appendicite par l’antibiothérapie.

Un essai clinique finlandais réalisé en 2018 a notamment mis en lumière quelques résultats intéressants.

L’étude s’est basée sur plus de 500 patients atteints d’une forme simple d’appendicite.

La moitié d’entre eux a été opérée, tandis que l’autre a reçu une simple antibiothérapie.
Finalement, seul un quart des patients traités par antibiotiques a été opéré dans l’année contre 11 % entre 1 et 5 ans.

Par ailleurs, à cinq ans, on a estimé à 24 % le taux de complications chez les opérés contre 6 % chez les « antibiotraités ».

Enfin, malgré une durée d’hospitalisation équivalente, ces derniers ont vu leur période d’arrêt de travail réduit de 11 jours.

L’antibiothérapie au cœur d’un vaste débat

Il semblerait donc qu’à terme, l’antibiothérapie puisse tout à fait être proposée comme unique alternative pour les cas simples.

Outre l’inconfort et les éventuelles complications liées à la chirurgie, elle pourrait réduire la durée d’hospitalisation et les coûts.

En revanche, cette prise en charge implique d’être parfaitement apte à poser un diagnostic fiable.

Au sein de la profession, les avis sont mitigés.

En effet, certains estiment que les risques sont trop grands tandis que l’appendicectomie est rapide et rarement source de complications.

D’autres estiment que l’antibiothérapie pourrait réduire de 90 à 100 % le nombre d’opérations dans le cas des appendicites simples.

Quelques remèdes pour calmer la douleur

Bien que bénigne, l’appendicite aiguë peut rapidement se compliquer et s’avérer redoutable en l’absence de prise en charge adaptée.

Aussi, dès l’apparition des symptômes, il est indispensable de se rendre à l’hôpital.

En attendant, sachez que certains remèdes existent pour soulager la douleur.

Ces derniers ne soignent pas l’inflammation, mais peuvent aider à mieux gérer les symptômes.

La décoction de pourpier

Largement utilisée en Chine pour apaiser les maux de l’appareil digestif, cette plante présente de multiples vertus thérapeutiques.

Consommée sous forme de décoction, elle s’avère intéressante pour soulager les douleurs de l’appendicite.

Les phytothérapeutes la prescrivent à hauteur de 100 à 200 g de plantes fraîches par jour ou 12 g de plantes séchées.

Notons que le pourpier ne doit en aucun cas être consommé par les femmes enceintes sous peine de graves contractions utérines.

Les bienfaits du jeûne

D’après certaines études, des cures de jeûne pourraient apaiser certaines appendicites chroniques.

En effet, elles agiraient positivement sur l’ensemble du système digestif et plus précisément sur le côlon et l’appendice.

Rétablissement de la flore intestinale naturelle, inhibition de la prolifération de mauvais germes et évacuation de matières fécales stagnantes sont entre autres les résultats.

L’utilisation de corydalle

Parmi ses bienfaits thérapeutiques, cette plante a la capacité de soulager diverses douleurs de l’abdomen et du thorax.

Grâce aux propriétés analgésiques et sédatives de ses rhizomes, elle est appréciée pour alléger les souffrances de l’appendicite.

Concrètement, on mélangera quotidiennement environ 2 g de poudre de rhizomes à deux repas.
En conclusion, cette maladie bénigne peut entraîner des conséquences dramatiques en l’absence de prise en charge.

Si l’antibiothérapie semble prometteuse, l’appendicectomie est à ce jour le traitement de référence de l’appendicite.

Malgré l’existence de quelques remèdes naturels servant à calmer la douleur, il est impératif de consulter un spécialiste dès les premiers symptômes.


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Catégorie : Douleurs