Difficulté à déglutir à cause de l’angoisse : que faire ?


Auteur: Loris Vitry (coach en développement personnel)
Supervision: Cathy Maillot (ostéopathe D.O.)

Avertissement: Consultez obligatoirement votre médecin pour votre santé.


Les différentes formes de peur peuvent avoir des conséquences nocives sur la santé de l’homme.

Par exemple, certaines études ont démontré et confirmé que les difficultés à déglutir sont fortement liées à l’angoisse.

Difficulté à déglutir et angoisse : que faire

Alors en cas de non-déglutition et d'angoisse, que faire ?

La dysphagie ou la difficulté de déglutir : de quoi s’agit-il ?

La dysphagie est un trouble qui impacte sérieusement la vie des personnes qui en souffrent.

Ces personnes en ressentent une certaine honte et sont parfois contraintes à l’auto-isolement.

Il s’agit plus précisément de la difficulté à avaler la nourriture, quel que soit son état (liquide ou solide).

C’est une sensation de gêne pendant le passage de la nourriture après la mastication.

Généralement liée à une inflammation de la gorge, la dysphagie est aussi liée à la peur.
En médecine, on distingue deux types de dysphagie : la dysphagie oropharynx et la dysphagie œsophagiennes.

La dysphagie oropharynx

Il s’agit de la difficulté à commencer la déglutition pour ensuite envoyer les aliments dans la direction de l’œsophage.

La dysphagie œsophagienne

C’est la sensation de blocage de la nourriture.

Il s’agit de la sensation d’une gêne de la progression des aliments au niveau du thorax.

Quelles sont les caractéristiques de la dysphagie ?

Plusieurs signes peuvent montrer qu’un individu en souffre.

Les principaux signes qui sont associés à la difficulté de déglutir sont :

  • Les toux ponctuelles ou les étouffements pendant la déglutition
  • La sensation d’avoir les aliments collés dans la gorge
  • La difficulté pour commencer à avaler un aliment
  • Des douleurs pendant la déglutition
  • Un excès de salive dans la bouche

Il faut noter que quelques fois, la difficulté à déglutir peut être passagère.

Quand on ne mange pas doucement ou lorsque la nourriture n’est pas suffisamment mastiquée dans la bouche, on peut avoir une difficulté à avaler.

Il en est de même pour les cas de pharyngite.

Malheureusement, cette difficulté à avaler n’est pas toujours passagère.

Elle peut être embêtante et surtout avoir des conséquences très graves.

Il est donc important d’en connaître les causes.

Quelles sont les causes de la difficulté à déglutir ?

Si nous acceptons que se nourrir soit un besoin essentiel et capital pour le bien-être de l’individu, nous accepterons aussi que la déglutition soit aussi importante.

En effet, avaler est nécessaire pour s’alimenter.

Bien sûr, des solutions palliatives existent pour s’alimenter : l’alimentation par sonde ou la perfusion par exemple.

Mais la déglutition reste le mode le plus immédiat et le plus efficace.

Selon le type de dysphagie, les causes peuvent varier.

Les causes d’une dysphagie oropharynx

  • Des troubles de nerfs : la sclérose en plaques ou la maladie de Parkinson
  • Des accidents vasculaires cérébraux ou encore une lésion neurologique telle qu’une atteinte de la moelle épinière
  • Des problèmes autour de la sphère ORL : il s’agit par exemple d’une pharyngite ou d’une angine, du diverticule de Zenker ou encore d’un cancer dans la zone de l’œsophage.

Les causes d’une dysphagie œsophagiennes

Là, les causes sont nombreuses.

Il s’agit de :

  • L’achalasie œsophagienne : le sphincter inférieur de l’œsophage qui est un petit muscle, n’est plus en mesure de se relâcher assez pour que la nourriture trouve le chemin pour aller dans l’estomac.
  • Les spasmes anormaux de l’œsophage : il s’agit de la mauvaise coordination des contractions.Ces spasmes peuvent entraîner des douleurs qui s’ajoutent bien sûr à la difficulté de déglutir.
  • La sclérodermie : la sclérodermie est un mal qui favorise le développement du tissu cicatriciel.Ainsi, les tissus de se durcissent et perdent leur souplesse.En conséquence, l’œsophage ne peut plus facilement faire les mouvements qu’elle a l’habitude de faire.L’œsophage ne peut plus facilement se contracter et se relâcher pour laisser passer les aliments dans le tube digestif.
  • La sténose de l’œsophage : le diamètre de l’œsophage est rétréci et cela limite considérablement le passage des aliments, surtout ceux qui sont solides et mal mâchés.
  • Le cancer de l’œsophage
  • L’inflammation de la muqueuse de l’œsophage : c’est ce qu’on appelle œsophagite
  • Le reflux gastro-œsophagien.

Quelles sont les conséquences ?

La conséquence la plus évidente quand on a du mal à déglutir, c’est l’incapacité de manger et de boire.

Mais il y a aussi des conséquences secondaires qui peuvent accompagner l’incapacité de manger.

Il s’agit par exemple des vomissements et de la perte de poids.

Par ailleurs, paradoxalement, la difficulté de déglutir peut devenir très angoissante chez une personne qui souffre de ce mal.

Dysphagie et angoisse : le diagnostic et le traitement

Des études ont prouvé que les sujets atteints de dysphagie ont des symptômes d’angoisse et sont parfois très déprimés.

Plus exactement, plusieurs études faites sur le thème de l’anxiété concluent que la dépression et la dysphagie sont significativement liées.

Par contre, selon les mêmes études, la dysphagie sévère ne laisse pas forcément la place à l’anxiété, l’angoisse et la dépression sévère.

En réalité, les dysphagies modérées peuvent être plus angoissantes que les dysphagies sévères.

Les sujets qui souffrent de troubles ORL (parmi lesquels la dysphagie) dont on n’arrive pas médicalement à connaître la cause, souffrent aussi d’angoisse et sont souvent déprimés.

Le diagnostic

Les chercheurs qui travaillent sur les formes de peur et surtout l’angoisse liée à la dysphagie, proposent aux médecins des techniques simples pour le diagnostic et les soins des patients dysphagiques.

Au tout début, il faudra chercher chez le patient, la présence d’une angoisse ou de troubles de dépression.

Cela permettra d’anticiper les comportements des patients.

En procédant ainsi, le médecin pourra choisir le traitement adéquat pour le type de patient en face duquel il se trouve.

Quels traitements ?

Il existe des solutions très efficaces pour traiter la dysphagie, quel que soit le type.

Par exemple, l’utilisation d’eaux gélifiées en poudre est très répandue et peut traiter efficacement les personnes souffrantes de dysphagie.

Cette eau a la capacité de limiter les fausses routes de l’aliment dans l’œsophage.
Une thérapie cognitivo-comportementale est aussi envisageable pour ce genre de troubles.

Si le traitement du mal à la base est important (soigner directement la dysphagie), on peut aussi amener le patient à modifier ses pensées.

Pour cela, un accompagnement psychiatrique peut s’avérer indispensable.

Par ailleurs, il peut être nécessaire de consulter un ostéopathe.

Pour les cas de dysphagie liée à l’achalasie œsophagienne, c’est même fortement souhaité.


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