Comment éviter la descente d’organes après l’accouchement ?


Auteur : Loris Vitry (coach personnel)
Supervision : Cathy Maillot (ostéopathe)

Avertissement : Consultez obligatoirement votre médecin pour votre santé.


Généralement associée aux femmes ménopausées, la descente d’organes est un mal qui touche également les jeunes mamans.

Très peu connue, cette maladie subvient le plus souvent après l’accouchement.

Comment éviter la descente d’organes après l’accouchement

Toutefois, il est possible de l’éviter, mais comment y arriver ?

Qu’est-ce que la descente d’organes ?

Plus connue sous le nom de prolapsus, la descente d’organes est un effondrement anormal d’un des organes pelviens de la femme ou de l’homme.

Source d’une importante gêne physique et parfois de honte, nombreuses sont les femmes qui appréhendent ce mal.

Cependant, avec les années les consultations pour la descente d’organes ne cessent d’augmenter.

Elle se présente en général chez les femmes âgées de plus de 50 ans qui ont porté plusieurs grossesses, mais plusieurs facteurs entrent en jeu en ce qui concerne son apparition.

Quelles sont les causes de la descente d’organes ?

Le prolapsus est généralement causé par le passage d’un gros bébé, un accouchement trop rapide, l’utilisation forceps… Toutefois, même si la descente d’organes touche en majorité les femmes ayant accouché, elle ne survient pas nécessairement à la naissance des enfants.

Elle peut se présenter des années après l’accouchement ou au moment de la ménopause.

En effet, à la ménopause les tissus perdent leur fermeté ce qui agit inévitablement sur le soutien des organes.

Le prolapsus est aussi causé par le mode de vie.

La constipation, la pratique des sports comme le tennis, la course à pied… ou la toux chronique accroissent les risques de la descente d’organes car elles occasionnent des contractions réitérées du plancher pelvien.

Les différents types de prolapsus

Il existe plusieurs types de descente d’organes, il s’agit entre autres :

  • Du cystocèle : on parle de ce type de prolapsus lorsque la vessie descend dans le vagin.Le cystocèle est le cas de descente d’organes le plus fréquent.
  • De l’hystérocèle : c’est quand l’utérus descend dans le vagin qu’on parle d’hystérocèle
  • Du rectocèle : comme son nom l’indique, le rectocèle est le fait que le rectum descende dans le vagin.Bien que ce soit plus fréquent chez les femmes, l’homme peut aussi souffrir du prolapsus du rectum.Par ailleurs, c’est généralement les adolescents, des jeunes hommes ou des hommes ayant subi une chirurgie du rectum qui sont les plus exposés.
  • De l’élytrocèle : il s’agit du type de prolapsus le plus rare et il concerne l’intestin grêle.

Quels sont les symptômes de la descente d’organes

Le prolapsus se manifeste généralement par une gêne dans le bas-ventre, une sorte de masse ou de pesanteur au niveau du vagin.

Lors des rapports, la personne atteinte du prolapsus ressent un malaise ou une douleur.

Il faut noter que chez certaines personnes, le plaisir sexuel disparaît simplement.

Les fuites ou incontinences urinaires, les mictions trop fréquentes, la nécessité de changer de position pour arriver à démarrer ou achever la miction sont aussi des symptômes de la descente d’organes.

C’est également une boule qui sort de la vulve lorsqu’on se met en position accroupie, débout ou lorsqu’on fait un effort.

Dans les cas les plus critiques, il peut arriver qu’une partie des organes sortent du corps.

Comment se traite le prolapsus ?

Il existe différentes sortes de traitement pour le prolapsus.

Ceux-ci s’adaptent selon le type de descente d’organes, l’âge, la gravité du mal et les antécédents.
Un temps de repos, de réadaptation et d’abstention est souvent le traitement conseillé lorsque le prolapsus n’est pas important.

Il peut toutefois arriver que le médecin prescrive l’utilisation d’un pessaire (c’est un dispositif qui ressemble à un anneau qu’on introduit dans le vagin.

Il aide à garder en place les organes).

Il constitue une bonne alternative pour l’amélioration des conditions de vie de la personne atteinte et qui attend une intervention chirurgicale.

Cependant, le port du pessaire en plus d’être pénible est recommandé pour aux femmes âgées et qui ont renoncé à toute activité sexuelle.
Dans les cas les plus graves, il est nécessaire de faire recours à une intervention chirurgicale.

Par ailleurs, le type d’intervention est choisi en fonction de la gravité du prolapsus.

Selon le cas, il est obligatoire de réaliser une hystérectomie (retrait de l’utérus).

Dans d’autre cas, il suffit qu’une prothèse soit mise en place lors de l’intervention au niveau du vagin.

Toutefois, cette option même si elle réduit les risques de rechute elle augmente les risques de fibrose, de douleurs lors des rapports, d’infection…
Pour les cas modérés, une rééducation périnéale est le traitement recommandé.

Elle permet de redonner du punch aux muscles du bassin.

Ce qui favorise élimination de la sensation de pesanteur dans le bas-ventre.

Il est important de noter qu’elle ne remet pas les organes à leur place.

La chirurgie reste la seule option lorsque les organes sortent du vagin.

Il existe également des traitements homéopathiques.
Lorsque la personne atteinte de la descente d’organes refuse de ce fait opérer, elle est soumise à une surveillance simple mais rapprochée.

Celle-ci permet d’avoir un œil sur l’aggravation des symptômes ou l’apparition des complications comme les troubles obstructifs digestifs ou/et urinaires, ou une érosion vaginale.

Comment éviter la descente d’organes après l’accouchement ?

La grossesse et l’accouchement sont les causes principales de la fragilisation du périnée.

La perte de fermeté de celle-ci peut générer des fuites urinaires, la perte de sensation au cours des rapports sexuels ou une sensation de lourdeur et malaise au niveau du bas-ventre.

À long terme et en absence de traitement cette fragilisation peut engendrer une descente d’organe.

Pour éviter que cela ne se produise après l’accouchement, il est important de suivre correctement les instructions de votre sage-femme ou de votre gynécologue-obstétricien pendant la grossesse.

Le repos est de mise.

Les efforts doivent être évités et vous devez suivre comme il se doit les cours de préparation à l’accouchement.
Après l’accouchement, il est recommandé de ne pas faire trop d’effort surtout pendant les semaines qui suivent l’accouchement.

Par ailleurs, le suivi post-natal est primordial car il permet d’évaluer et d’éviter l’incontinence urinaire du post-partum.

De plus, la réduction postnatale abdominale et périnéale est aussi importante parce qu’elle permet que le périnée soit remusclé.
Hormis les précautions à prendre avant et après l’accouchement, il est important pour prévenir le prolapsus d’opter pour une bonne hygiène de vie et ce quel que soit l’âge.

Il faut adopter une alimentation équilibrée pour éviter l’excès de poids.

Il faut éviter de fumer.


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Catégorie : Grossesse