La psychologie du comportement de fuite ou de combat ?


Auteur : Loris Vitry (coach personnel)
Supervision : Cathy Maillot (ostéopathe)

Avertissement : Consultez obligatoirement votre médecin pour votre santé.


Lorsque vous êtes en proie au stress, plusieurs réactions peuvent se manifester.

Celle-ci varie en fonction de la situation dans laquelle vous êtes.

La psychologie du comportement de fuite ou de combat

C’est ainsi qu’il existe deux options : celle de la fuite ou celle du combat.

Ces deux réactions qui sont totalement opposées proviennent du même système nerveux.

Il est donc important d’étudier la psychologie de ces comportements dans leur ensemble.

L’origine du comportement de fuite ou du combat

Le comportement de fuite ou du combat provient du cerveau.

Il est en effet l’organe régulateur de nos comportements vis-à-vis de certaines situations.
Cela peut être anodin, mais le cerveau a pour principal objectif de maintenir l’équilibre de votre homéostasie.

Il s’agit ici de votre « milieu intérieur ».

Le cerveau incite donc votre organisme à agir équitablement, lorsque certains déséquilibres interviennent de façon progressive.
C’est ainsi que le plaisir est le moyen qui vous permet de manger, de vous protéger de la chaleur, encore d’avoir le désir sexuel.

Ces diverses circonstances appellent une constante : il s’agit de l’action.

Cela fait que le plaisir est inclus dans le cycle « désir, action et satisfaction ».

Cela va de soi, car lorsque vous avez une envie, vous aurez tendance à poser des actes dans le but de la satisfaire.
Toutefois, l’action est aussi très importante lorsque vous êtes confronté à une menace ou à un danger.

C’est à ce niveau précisément qu’il y a 2 solutions qui sont à votre portée.

Celle de vous éloigner du danger (fuir) ou celle de rendre la menace inexistante (combattre).
Lorsque vous vous trouvez devant une situation hostile, la première des réactions que vous avez est de fuir.

Ce n’est seulement que dans le cas où la fuite est impossible ou qu’elle n’aura aucun effet, que vous serez amené à vous battre.
Il s’agit là, de comportement d’évitement et de l’approche actif qui sont contrôlés par le système activateur de l’action.

Celui-ci comprend principalement le circuit nerveux qui est lui-même composé du circuit de l’évitement réussi et le circuit de l’action récompensé.
En ce qui concerne le circuit de l’action récompensé, il est activé dans le cadre du cycle « désir, action et satisfaction ».

Le circuit évitement réussi intervient lorsque vous devez choisir entre « combattre et fuir ».
Notons au passage que l’activation du système d’évitement réussi provoque celui du système nerveux sympathique.

Par ricochet, cela activera la libération de certaines hormones comme l’adrénaline et l’ACTH.

Celles-ci ont pour principal objectif de préparer votre organisme aux efforts qui seront exigés dans les deux options (combattre ou fuir).

Le stress de fuite et le stress du combat

Ces deux catégories de stress sont générées par votre hypothalamus.

Il s’agit d’une partie primitive de votre cerveau qui est en charge de déterminer les réactions que vous aurez face à certaines situations.

Généralement, le stress de la fuite et le stress du combat sont occasionnés, lorsque votre vie est en danger.
Toutefois, il est aujourd’hui rare d’avoir besoin de ces mécanismes pour survivre.

Ils sont utilisés au quotidien pour des situations qui n’ont rien à voir avec la survie.

Ils engendrent donc des comportements d’une grande incohérence face à des situations parfois simples.

Le stress de fuite

Il intervient face à certaines situations qui provoquent la peur et l’anxiété.

Même votre pronostic vital n’est pas engagé, il n’en demeure pas moins que le stress de fuite est la réponse la plus cohérente et la plus fréquente à une situation qui vous bouleverse.
Vous aurez donc tendance à ne pas vouloir rester sur place.

Votre cœur quant à lui, battra à la chamade pour éviter de vous confronter la situation à laquelle vous êtes soumise.

Vous pouvez même être en proie à certains tremblements ou être beaucoup plus maladroit que d’habitude.

Un état de confusion peut alors se faire remarquer.
Il n’est donc pas très étonnant que vous ayez tendance à fuir lorsque vous êtes confronté à des difficultés.

D’autres cependant, pensent plutôt à se battre que de fuir.

Le stress du combat

Le stress du combat se traduit généralement par une émotion de colère.

Dans ces circonstances, les mots peuvent dépasser la pensée.

Vous serez donc ainsi dans un état d’agressivité défensive.

Tout ce que vous recherchez dans ce cas est de supprimer la menace.

Cela vous permettra de retrouver votre état initial.
Cette réponse au stress n’est pas la plus courante.

Toutefois, certaines personnes préfèrent se battre au lieu de s’enfuir.

Cela signifie qu’elles auraient été habituées très tôt à prendre part à des combats et à gérer des situations qui surviennent de manière à les rendre inopérantes.

Il n’est donc pas rare que ce type de personne soit susceptible à une agressivité chronique.

Toutefois, cela est bien sûr possible dans de rares cas.

Les répercussions du comportement du combat et de la suite

Il faut savoir que la réponse au stress peut accélérer ou diminuer certains mécanismes physiologiques.

En réalité, ces mécanismes sont régulés de telle manière à concentrer la majeure partie de votre attention sur le comportement agressif ou de fuite.

C’est ainsi que le comportement sexuel ou digestif sera supprimé pour se focaliser sur la situation stressante.
Vous serez donc amené à remarquer certains symptômes comme l’anorexie, la faiblesse sexuelle et la constipation.

Il est également possible que vous ayez des difficultés à uriner, lorsque vous êtes en proie à ces deux catégories de stress.
Il est également possible de remarquer certaines réponses prolongées, lorsque les comportements de fuite et de combat s’activent.

En effet, cela peut entraîner une diminution ou une suppression progressive de vos réponses immunitaires.

Votre corps sera ainsi un terrain propice aux infections.

D’un autre côté, vous aurez accès à une certaine quantité d’énergie du système immunitaire, après que le comportement de fuite ou de combat est activé.
La psychologie du comportement de fuite ou de combat paraît assez simple.

Malheureusement, cela est plus complexe en réalité.

Il est en effet possible qu’une troisième réponse soit occasionnée par des situations stressantes : il s’agit de l’inhibition.

Celle-ci vous amènera à vous décourager et à abandonner le contrôle dont vous avez besoin pour lutter ou fuir.

Dans cette situation, il est probable que vous subissiez la situation qui advient.


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Catégorie : Psychologie