Hypocondriaque : comment se calmer et se soigner ?


Auteur : Loris Vitry (coach personnel)
Supervision : Cathy Maillot (ostéopathe)

Avertissement : Consultez obligatoirement votre médecin pour votre santé.


L’hypocondrie est une pathologie psychique qui se manifeste par la crainte aiguë d’être atteint d’une maladie.

Aussi est-il facile de se savoir hypocondriaque lorsqu’aucun élément ne permet d’attester que l’on est malade.

Hypocondriaque

La nouvelle pandémie du covid-19 risque d’accentuer le problème chez certaines personnes.

Pire, certaines personnes saines peuvent développer les symptômes de l’hypocondrie.

Dans ces conditions, l’une des solutions consiste à développer une maîtrise de soi continuelle.

Sinon, comment apaiser ses inquiétudes et comment traiter une psychose dérangeante ?

Se focaliser exclusivement sur son corps : une erreur de jugement

L’apparition d’un bouton ou d’une fièvre amène souvent à s’imaginer le pire.

En effet, il est probable que vous soyez atteint d’une malaria, d’une rougeole, ou d’une grippe.

Pourtant, il est souvent trop tôt pour le déclarer.

En général, les médecins font une analyse profonde des symptômes avant de diagnostiquer une pathologie.

De plus, dans certains cas, un prélèvement sanguin s’avère indispensable.

La meilleure façon de s’en détourner c’est de s’assurer qu’il n’est pas possible qu’on ait été exposé.

Si vous n’avez pas fréquenté un malade, ni un milieu où le mal s’est propagé, vous n’étiez pas exposé.

Ainsi, vous n’avez aucune raison de vous croire malade.

De même, il faudrait éviter de s’auto-ausculter.

La possession d’une boîte à pharmacie contenant un tensiomètre, ne signifie pas qu’il faille en faire un usage excessif.

C’est par mesure de précaution qu’un tel accessoire est acquis.

Ce n’est donc pas la peine de s’en servir à tout moment.

Si l’auto médication est défendue, il est évident que l’auto-auscultation le soit aussi.

Seuls les professionnels de la santé sont habilités à identifier des symptômes puis à les qualifier.
Par ailleurs, il faut arrêter de consulter les sites comme doctissimo.

À moins que vous fassiez des études en santé, cela peut s'avérer inutile.

Vous n’aurez pas toutes les prédispositions intellectuelles pour interpréter les dossiers traités.

De ce point de vue, vous courez le risque d’accentuer votre psychose de la maladie.

Trouver d’autres centres d’intérêt pourrait vous aider à vous contenir

La pratique du sport est conseillée pour rester en bonne santé.

Faites des activités physiques au moins deux fois par semaine.

Sachez que le sport est aussi une distraction.

Il suffit de choisir une activité qui ne vous demande pas trop d’efforts physiques.

Parlant de distraction, la lecture, le cinéma, la musique servent aussi à lutter contre le stress.
Lire, permet de s’évader et d’entretenir non seulement les yeux mais aussi le sens de la réflexion.

Si vous en prenez l’habitude, vous contribuez à préserver votre santé mais également à vous égailler.

Choisissez des romans d’aventures, des romans à l’eau de rose et pourquoi pas des bandes dessinées.

Évidemment, vous devez vous éloigner de toute documentation sur la santé.

C’est prendre le risque d’accentuer son anxiété que de lire une revue sur la santé.
Le cinéma est un moyen supplémentaire d’évasion.

Quand vous suivez un film, vous mettez en contact deux sens : la vue et l’ouïe.

Les images qui défilent sur votre écran retiennent votre attention et accélèrent votre capacité d’imagination.

C’est donc un bon moyen de s’égarer.

De même, la sonorité qui est associée aux images permet de vous relaxer, voire vous trémousser.

Avez-vous déjà mimé un acteur qui vous a fasciné ? Certainement ! Mieux, vous avez exécuté quelques pas de danse en regardant faire un acteur sur votre écran.

C’est la preuve que vous vous êtes totalement enfoncée dans l’univers du film.

Vous aurez donné libre cours à votre imagination pendant environ deux heures.
Quant à la musique, elle nourrit l’âme.

Les vertus thérapeutiques de la musique sont légion et ne sont plus à démontrer.

Plusieurs cas de psychiatries sont traités grâce à la musique.

De plus, la musique est associée à d’autres activités comme le sport et la lecture.

Mettez de préférence de la musique douce et détendez-vous.

S’il vous vient l’envie de danser, n’hésitez pas.

Vous auriez ainsi trouvé un autre moyen de faire attention à votre corps et de l’admirer.

De plus certaines personnes peuvent inviter des proches à partager leur loisir.

Cela vous permet d’échanger avec celui qui vous accompagne sur d’autres aspects de la vie.
D'autre part, la pratique des jeux de société et des jeux vidéo ont les mêmes avantages.

À défaut de jeux à domicile, reportez-vous à votre PC.

Prendre conseil ou consulter le spécialiste idéal

Le médecin est le meilleur thérapeute qui soit.

L’hypocondrie est soit traité par un psychologue clinicien, soit par un psychiatre ou par un médecin urgentiste.
Le psychologue clinicien traite les pathologies exclusivement par la parole.

Il est susceptible de vous mettre en confiance et de cibler certains aspects clés des maux qui vous assaillent.

Progressivement, il vous ôte tout éventuel doute sanitaire et libère votre conscience.

N’hésitez pas à contacter un tel spécialiste s’il vous arrive de ne pas vous contenir.
Contrairement à ce que pense le commun des mortels, les psychiatres ne traitent pas que les fous.

Il a la faculté de traiter les troubles mentaux par l’administration de médicaments.

Divers soins sont possibles dans le cas d’une hypocondrie.

Ce technicien en santé pourrait vous donner les indications nécessaires pour calmer votre esprit.

Néanmoins, il est consulté dans des cas de sévères affections.
En revanche, quel rôle peut jouer un médecin urgentiste dans un cas d’hypocondrie ? En réalité, il prend en charge les patients et les oriente vers le service correspondant à leur pathologie.

Il dispose d’une large interprétation des affections notamment mentales.

Ainsi, il peut juger opportun de vous diriger vers le psychologue clinicien ou vers le psychiatre.

Tout dépend de l’intensité des troubles mentaux auxquels vous êtes confrontés.

De même, il pourrait vous rassurer et vous expliquer davantage les aspects non maîtrisés des maux qui vous hantent.

C’est donc celui qu’il faut consulter par défaut.
Faites une consultation directe en ligne avant d’entrevoir l’opportunité d’un traitement adéquat.

Cela vous permettra de temporiser les démarches obsessives sur votre santé.

Vous n’êtes certainement pas malade.

Pourquoi devriez-vous vous plaindre ? De quoi auriez-vous peur ?
En somme, certains signes suspects ne sont pas forcément des problèmes sanitaires.

Quand on est hypocondriaque, le plus grand réflexe rationnel, c’est de le reconnaître.

Une fois que vous savez que vous êtes empreint à l’hypocondrie, vous pouvez vous traiter.

Il s’agira d’apprendre à maîtriser vos émotions, de temporiser vos obsessions puis de rechercher d’autres centres d’intérêt.

Si le mal persistait, faites appel au service d’un spécialiste.


Testez votre niveau de santé (2 tests surprenants)

Des millions de personnes utilisent ces 2 tests de santé alternatifs pour suivre leur niveau de stress au quotidien.


Lire aussi :

Hormone du stress : mieux comprendre le cortisol et l’adrénaline ?

Impuissance acquise : comment dépasser l’incompétence apprise ?

Catégorie : Santé