Comment skier sans avoir peur ?


Auteur : Loris Vitry (coach personnel)
Supervision : Cathy Maillot (ostéopathe)

Avertissement : Consultez obligatoirement votre médecin pour votre santé.


Le ski est l'un des plaisirs ludiques que l'on peut s'offrir lors d'un séjour en montagne.

Les Français en ont d'ailleurs fait une attraction majeure en hiver.

Comment skier sans avoir peur

Toutefois, ce sport peut générer d'autres sensations chez les passionnés, dont la peur notamment.

Cette dernière prend des proportions variables et peut même se muer en véritable handicap chez certaines personnes. Comment dépasser sa peur pour s'adonner pleinement au ski ? C'est l'une des questions récurrentes que les spécialistes et moniteurs de sport de glisse s'attellent à résoudre.

Ils proposent dans cette optique plusieurs pistes intéressantes.

La peur de skier : d'où vient-elle ?

De façon générale, en psychologie, pour mieux extirper la peur d'une chose donnée, il est indiqué d'en déterminer les origines.
En premier lieu, le cadre où se pratique ce sport peut être en lui-même une source de peur.

Les reliefs de montagne qui s'alternent en montées et descentes ne sont pas évidents à appréhender, surtout pour un débutant.

Chez certains individus, la haute altitude peut induire des vertiges et des malaises qui vont jusqu'à se transformer en angoisses.
L'inexpérience s'inscrit dans un registre similaire.

Même si la hauteur ne déclenche pas de frayeurs, le simple fait d'être un novice peut les faire naître.

Il s'agit là d'un blocage d'origine mentale tout comme dans le cas précédent.

L'absence de bons réflexes, la faible assurance face à un élément qui a un caractère nouveau sont quelques explications plausibles.
La vitesse est également identifiée comme un facteur causal.

À moins d'être un professionnel rompu à l'art du ski, les différentes catégories d'amateurs sont exposées à la peur provoquée par l'accélération.

En effet, l'inclinaison des pentes peut concourir à accroître l'allure et engendrer progressivement une sensation de peur, voire de.

panique.

Le cerveau enregistre alors comme un facteur stressant, ceci dissuade le sujet de répéter l'expérience ultérieurement.
La dernière source de peur au ski donne aussi lieu au même type de dissuasion.

Il s'agit de la peur qui naît consécutivement à une chute.

La machinerie du cerveau intègre dès lors ce genre de circonstances comme des risques à proscrire.

C'est ce qui explique que les skieurs anciennement victimes d'accident éprouvent des blocages psychologiques pour reprendre la pratique.

Ces deux dernières causes sont traditionnellement répertoriées dans le champ des phobies.

Les solutions proposées par les spécialistes de sport de glisse

Les moniteurs de ski sont unanimes sur la question.

Le ski est une discipline qui présente un taux de risque non-négligeable.

Ils préconisent notamment un certain nombre de directives utiles, surtout à l'endroit des débutants en proie à la peur.
L'apprentissage
Le nouveau venu au ski doit d'abord s'accorder le temps nécessaire pour apprendre.

L'apprentissage est de loin le meilleur moyen de développer les réflexes adéquats pour s'adonner à un sport.

Ceci sous-entend bien sûr de faire recours aux services d'un moniteur.

De par son bagage technique, sa connaissance du terrain, celui-ci saura concocter une méthodologie d'entraînement spécifique à l'apprenant.

Le but ici est de conférer à ce dernier suffisamment de confiance et de repères pour évacuer la peur.

Ces deux points sont efficaces en cas d'inexpérience par exemple.
Développer une bonne pratique
La peur éprouvée au ski en dévalant une pente n'est pas spécifique uniquement aux novices.

Tous les adeptes de la glisse sont susceptibles d'en être atteint, quel que soit leur niveau.

Dans ce contexte précis, la peur s'identifie à une émotion négative.

Elle surgit lorsqu'il y a un terrain favorable : manque de pratique, peu de technicité…
Par une habitude régulière, il devient possible de contourner cet obstacle.

Les mécanismes innés du cerveau limbique permettent d'y arriver.

Il permet en effet à l'homme d'intégrer les habitudes en lui et d'acquérir de la maîtrise.

Les émotions liées à la peur s'estompent au fur et à mesure que l'individu acquiert de la technique.
La connaissance des codes couleurs des pistes
Il s'agit d'un aspect particulier que le skieur ne doit pas méconnaître s'il veut éviter d'être confronté à une éventuelle frayeur.

Les pistes skiables sont en effet codées par le biais d'une suite de couleur.

Celles-ci servent de repères pour connaître à l'avance le niveau de difficulté du parcours, l'inclinaison de la pente etc.
Les pistes vertes en l'occurrence sont recommandées pour le débutant.

Si ce dernier s'aventure sur une piste bleue ou rouge, plus rapide et plus risquée, la probabilité d'être saisie par la peur s'en trouve accrue.

Les techniques conseillées par la psychologie

Traditionnellement, les situations de stress, de peur, d'angoisse constituent les champs application de la psychologie.

Celle-ci utilise notamment des techniques qui s'appuient sur une analyse mentale, émotionnelle et physique.

Ce même schéma est répliqué pour traiter les cas de peur au ski.
Les psychologues lient intimement l'équilibre mental et émotionnel à la nature des pensées qui traversent l'individu.

Aussi, lorsque le skieur commence par se poser trop d'interrogations et à hésiter, cela doit constituer un signal d'alarme qu'une crainte est imminente.

De même, certains signes physiques doivent faire réfléchir le sportif : tremblements, crispations, accélération du rythme cardiaque…
Il est donc appelé là à prendre une pause pour respirer et calmer ses sensations internes.

Quitte ensuite à opérer une introspection pour identifier les sources de ses craintes.

Si par exemple, la frayeur est liée à la pente trop raide, mieux vaut opter pour une autre.

Si c'est l'altitude qui est en cause, peut-être convient-il de redescendre un peu plus bas.
En somme, la psychologie propose des voies pour aider les skieurs à réaliser leur descente de la manière la plus sécurisée possible.

Raisonner permet ainsi d'apaiser les peurs qui pourraient survenir.

Les thérapies alternatives : le yoga

En matière de thérapie de l'esprit, le Yoga a prouvé son efficacité depuis de longue date, notamment pour soigner les inhibitions.

Du fait du vertige ou à cause d'un accident, l'envie de skier peut se trouver complètement inhibée chez certains pratiquants.

Dans une cure de déblocage, la peur resurgit dès qu'ils sont face à une piste.
Le yoga suggère une guérison par autothérapie.

Celle-ci va permettre de mettre à contribution les mécanismes du cerveau reptilien pour désinhiber le blocage mental qui s'est mis en place.
Plusieurs spécialistes de cette médecine offrent un bon accompagnent dans cette perspective.

Conclusion de

Quelle que soit l'origine de la peur du skieur, les méthodes basées sur le raisonnement constituent un palliatif d'appoint.

Par ailleurs, l'apprentissage patient aussi permet de gravir lentement les étapes afin de gagner en assurance.

Les cours de ski ou même encore la pratique de sport de glisse présentant moins de risques sont également à privilégier au début.


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Catégorie : Phobies